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  10EME SEANCE « CAFE MEDIAS PLUS » : Réflexions et critiques constructives sur la formation des journalistes

C’est autour du thème : « La formation des professionnels des médias au Bénin : les écoles et universités, le programme, le financement de la formation et l’insertion professionnelle » que les professionnels des médias se sont donnés rendez-vous le vendredi 09 mai à la Maison des Médias Thomas Mègnasan de Cotonou. Entre débats d’idées et critiques, ils ont mené une réflexion collective pour une meilleure formation et insertion professionnelle des hommes de la plume, du micro et de la caméra.

Et de 10 pour « Café Médias Pus » ! L’arbre à palabre des professionnels des médias a bouclé 10 numéros. Une tradition entre confrères et consœurs d’échanger ouvertement sur des sujets d’intérêts pour l’exercice du métier de journaliste au Bénin. Au début de la séance N°10 de leur retrouvaille hebdomadaire dénommée « Café Médias Plus », l’honneur est revenu à Gérard Guèdègbe, journaliste spécialiste d’investigation et formateur en journalisme d’entretenir ses pairs sur l’épineuse question de la formation des professionnels des médias dans le contexte béninois. Avant la présentation de cette communication, le premier responsable de « Café Médias Plus », Luc Aimé Dansou a fait un bref rappel sur les motivations et objectifs de cette rencontre aux nouveaux participants. A l’en croire, ce rendez-vous entre confrères se veut un cadre convivial, de confraternité et surtout de libre expression dans un esprit critique pour améliorer les pratiques professionnelles tant au niveau des anciens que des nouveaux journalistes. Un tour de table de café servi à plus de la vingtaine de participants et Gérard Guèdègbé plante le décor.

Rôle et compétences du journaliste

A l’entame de ses propos liminaires, il a tenu à préciser qu’il n’y a pas de méthode perfectible d’enseignement du journalisme car les normes de la pratique journalistique sont universelles aussi bien en Afrique, en Asie qu’en Europe. Dans un style pédagogique, le communicateur a jugé important de définir le rôle du journaliste avant d’en appréhender les contours de sa formation pour bien jouer ce rôle. Selon ses explications, le principal rôle dédié au journaliste c’est celui de médiateur. Car, poursuit-il, il est celui là par qui, et citoyens lambdas et hommes de pouvoirs veulent passer pour faire entendre leur voix, raconter leur quotidien, etc. Ainsi fort de ce rôle majeur du journaliste, M. Guèdègbé pense qu’il doit développer des compétences de base solide bâties sur une bonne culture générale de maîtrise de son environnement de travail. « Le journaliste doit développer l’esprit critique, l’adaptation à l’évolution des Tics, l’impartialité, l’équité et surtout une compétence d’écrire claire et cohérente une information pour éclairer le public. », a-t-il indiqué.

Du fond de la formation

Pour aborder les éléments de fond de la formation des professionnels des médias, le communicateur a focalisé son intervention sur cinq aspects clés qu’il juge fondamentaux au regard de sa mine d’expériences. Il s’agit : du cursus, du profil des formateurs, du matériel pédagogique, de la mis en réseau et de la spécialisation. En ce qui concerne le cursus de formation tel que présenté dans la plupart des centres de formation en journalisme du pays, il est, selon Gérard Guèdègbé « une formation d’information générale sur le journalisme ». Il consiste, explique-t-il « à faire une vague de théories aux apprenants avant la descente sur le terrain pour la pratique ». Le communicateur note également qu’il n’existe pas de curricula de formation précis et une bonne méthodologie pour transmettre le savoir pratique. Quant au profil des formateurs, M. Guèdègbé le clarifie en ces termes « l’expérience en journalisme ne garantit pas la compétence d’être un bon formateur ». Il a fait remarquer que la majorité des formateurs des lieux de formation sont choisis sur la base du journalisme qu’ils ont fait depuis les années 78 ou 80 ou parce que tel est directeur d’une chaîne ou d’un organe, sans se soucier de la pédagogie. La question de la formation fait aussi appel aux ressources pédagogiques des écoles et universités. Le communicateur a montré que l’environnement technologique échappe à beaucoup. Ce qui fait que les outils de travail utilisés ne sont pas actualisés pour être en phase avec l’actualité du métier. L’autre élément de fond de la formation des professionnels des médias est comme le désigne le communicateur, « la mise en réseau » qui doit permettre aux centres de formation d’actualiser leur niveau d’enseignement et de mutualiser leurs moyens de production au besoin. Mais la forte concurrence aidant, chacun préfère évoluer en vase close. A ce niveau, Gérard Guèdègbé a déploré le style de formation que fait la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) pour le fonds de formation de l’aide de l’Etat à la presse. Dans le même temps, pense-t-il, « l’expérience de l’ouverture de la filière journalisme à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) n’est pas bien pensée ». Il fallait créer un institut de formation ciblée pour les professionnels des médias déjà en activité pour davantage renforcer leur capacité. Le dernier aspect de la formation est relatif à la spécialisation. « La spécialisation n’est pas une nécessité mais c’est une obligation », a martelé M. Guèdègbé. Pour lui, l’époque du journaliste toutes couleurs est déjà révolue. Il déplore le manque de module de spécialisation dans les programmes de formation des écoles de journalisme.

Clés pour l’insertion professionnelle

Les éléments de fond de la formation ainsi présentés, le communicateur a enchaîné avec l’insertion professionnelle. A ce niveau, il a identifié trois clés essentielles pour réussir l’insertion dans le monde de la presse des journalistes sortis d’école. Primo, il faut harmoniser et réorganiser les curricula de formation. Secundo, faire l’ancrage des nouvelles technologies à la pratique du journalistique et tertio, promouvoir le réseautage à tous les niveaux. « Vivre de son métier, c’est créer des opportunités pour que le métier vous soir honnêtement rentable », a-t-il pour conclure. Après sa communication, sous la coordination de Luc Aimé Dansou, les participants ont apporté des éclaircissements sur certains aspects abordés par le communicateur mais aussi ont donné leur avis sur la question. Les étudiants en cours ou en fin de formation des écoles et universités présents n’ont pas manqué de partager leurs expériences respectives et aussi ouvrir des perspectives pour réussir leur formation et leur insertion professionnelle.

Mikaïla ISSA

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