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  Triennale ADEA 2012 : Concevoir des réponses efficaces pour l’éducation et la formation

Organisées comme à l’accoutumée par l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (Adea), les Triennales constituent des moments forts tant pour le système éducatif africain qu’au niveau des activités de l’Association. Dans une logique principale d’encouragement et de soutien d’un dialogue franc et ouvert entre ministres et hauts fonctionnaires en charge de l’Education en Afrique, représentants de haut niveau des agences d’aide au développement bilatérales et multilatérales, organisations régionales et sous-régionales, la Triennale de 2012 poursuivra et développera le dialogue politique engagé lors des précédentes biennales, et en particulier l’édition de Maputo, capitale de la Mozambique, en 2008 autour de l’enseignement post-primaire. Haute instance faite d’échanges d’expériences, de débats et d’analyses, où les expériences nouvelles et autres pratiques exemplaires ne sont pas écartées, la Triennale donne lieu, par ailleurs, à des consultations sur la meilleure manière de mobiliser les ressources humaines au service du développement durable de l’ensemble des pays du continent. Selon la note conceptuelle sur le thème de cette Triennale 2012 de l’Adea, trois sous - thèmes et environ une dizaine de concepts – clés meubleront les travaux qui dureront une semaine.

A l’école des sous - thèmes

Intitulé « Socle commun de compétences pour un apprentissage tout au long de la vie et le développement durable en Afrique », le premier sous - thème a pour caractéristique de renouveler l’approche de l’éducation de base en posant de manière forte la question, autant par les élèves qui sont dans le système scolaire que par les jeunes et adultes hors de tout parcours d’éducation formel, pour pouvoir entrer dans une dynamique d’apprentissage tout au long de la vie. Car, dans le contexte de l’éducation de base, aujourd’hui, il est largement reconnu que le « capital psychologique » essentiel des jeunes, c’est -à- dire leurs dispositions cognitives et non - cognitives fondamentales sont déjà acquises à travers les premières expériences de socialisation avant qu’ils n’entrent à l’école. L’accès de tous donc à ce socle commun doit devenir un droit effectif. Il suppose de dépasser le cadre temporel et formel de l’éducation de base et de mettre en oeuvre toutes les voies possibles, non formelles et informelles, pour permettre à celles et ceux qui n’ont pas eu la chance d’être suffisamment éduqués et formés, d’acquérir les compétences cognitives, sociales, relationnelles, pratiques… qui sont les bases de la maîtrise de leur vie personnelle, sociale et professionnelle. Et pour y arriver, plusieurs types de compétences doivent être de mise : la communication écrite et orale, les compétences cognitives de base, celles liées au développement personnel et au monde du travail, ajoutées aux compétences sociales et citoyennes. Le second sous - thème, « Développement des Compétences Techniques et Professionnelles (Dctp) », souligne le rôle crucial qu’il joue pour permettre aux jeunes comme aux adultes de participer activement au développement durable du continent. Car, une population active et qualifiée est un facteur de croissance économique, de production de richesse et, par conséquent, de réduction de la pauvreté. Le sous - thème plaide à cet effet, pour une approche à la fois holistique et inclusive ciblée sur la professionnalisation des jeunes et des adultes tout au long de leur vie active. Vu l’environnement des systèmes d’Enseignement et de Formation Technique et Professionnelle (Efpt) caractérisé par : une économie nationale faible, une croissance démographique galopante et une main-d’œuvre, principalement non qualifiée, en augmentation ; des offres d’emploi rémunérées en baisse ou stagnantes, un nombre explosif de jeunes peu éduqués, frustrés et sans emploi ; des structures mal coordonnées, non réglementées et fragmentées ; une faible qualité de la formation ; une inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail ; des opportunités de formation inégales aggravées par des disparités fondées sur la situation régionale ou géographique, le sexe et les conditions socioéconomiques ; une image généralement négative de l’Efpt due à son statut peu prestigieux ; des mécanismes défaillants de suivi et d’évaluation ; des systèmes d’évaluation, de validation et de certification inadéquats ; un financement insuffisant, une gouvernance et une gestion défaillantes du système. Puisque, le développement des compétences professionnelles n’équivaut pas à une simple adaptation au monde du travail. Quant au sous – thème 3 libellé comme suit : « Acquisition des compétences scientifiques et techniques », c’est la part belle faite au développement d’un enseignement supérieur ciblé sur le renforcement de telles compétences, tout au long de la vie et pour l’essor durable de l’Afrique dans le contexte de la mondialisation. Et pour causes, le continent est, en effet, marqué par une forte fragilité des institutions existantes, une marginalisation de son économie relativement à l’économie mondiale, une population jeune à la recherche d’emploi, d’inclusion sociale, de santé et de paix et par un manque d’attractivité des investissements externes. Comme en témoignent les données produites par le système des Nations Unies en 2007 : « Une proportion élevée de la population africaine est jeune. La tranche d’âge des 15 - 34 ans était de 34,9 %. Ajoutée au moins de 15 ans, il est clair qu’un fort niveau d’investissement est nécessaire dans les domaines de l’éducation, de la formation, de l’amélioration des services de santé et de la création d’emplois. Le taux élevé de chômage chez les jeunes conduit des millions de jeunes à s’engager dans des activités moins productifs. Cette population est aussi vulnérable aux maladies comme le Vih/Sida, le paludisme et la tuberculose (Tb). En situation de conflit, ils deviennent vite les victimes ou les auteurs de la violence ».

Des concepts – clés comme pistes Si la compétence peut se définir comme un savoir combinatoire mobilisant et intégrant connaissances théoriques, procédurales et d’environnement ou savoirs, savoir - faire et savoir - être pour résoudre des problèmes, prendre des décisions, réaliser des projets…, le concept provient alors du monde des organisations, des entreprises, du travail et non du système scolaire. De ce fait, la qualification, elle, résulte de la validation de toutes ces compétences définies dans un domaine professionnel et de leur certification par un diplôme. Dans le contexte de la Triennale 2012, cette approche des compétences critiques interroge sur comment définir et construire des systèmes d’enseignement et de formation dans certains secteurs fortement contributeurs de la production de la richesse nationale (agriculture, artisanat ou autre…) ; et dans le même temps, sur comment prévoir des compétences qui serviraient à anticiper les évolutions du futur et à promouvoir notamment l’émergence de secteurs et de métiers stratégiques pour l’avenir des pays et du continent ? Nous avons en outre, l’apprentissage tout au long de la vie allant au-delà de l’éducation permanente pour prendre appui sur un réseau diversifié et intégré d’écoles efficaces, de filières de formation professionnelle, efficientes et flexibles, d’universités et d’instituts d’enseignement supérieur et de recherche de haut niveau orientés vers le développement durable, des modes de formation appropriés pour les adultes et de nouveaux modèles de partage et de construction collégiale du savoir et des compétences. Toujours, la Triennale 2012 introduit l’efficacité dans sa thématique, non pas seulement pour apprécier les capacités à accueillir les nombreux jeunes en demande d’éducation et de formation, mais aussi les performances qu’ils sont capables de produire. Pour ce qui est des problématiques et changements de paradigmes impliqués dans le thème de la Triennale, il s’agit de relever les défis de citoyens non seulement informés et formés, mais, surtout capables de mobiliser leurs acquis pour opérer les transformations économiques, sociales, culturelles et politiques ; de disposer de travailleurs aux compétences professionnelles qui valorisent le potentiel et les atouts spécifiques de développement des différents pays africains, élèvent la productivité du travail et la croissance économique, notamment à travers l’intégration des nouvelles technologies et de ressources humaines hautement qualifiées pouvant assurer la production endogène de connaissances scientifiques et d’innovations technologiques. Rappelons que les Triennales de l’Adea ne sont que les anciennes Biennales que constituent les rencontres continentales, et dont leur tenue se fait désormais tous les trois (3) ans.

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