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Efficacité interne et externe de l’Enseignement Secondaire Général (ESG) au Bénin
Les enseignants en évaluation demain Publié le 11 janvier 2019

Les enseignants APE, ACE et Vacataires invités à consulter les listes confectionnées à cet effet qui renseignent sur leurs salles de composition ainsi que sur les numéros de tables qui leur sont affectés pour la circonstance depuis le mardi 08 janvier 2019 à 13 heures dans les établissements où ils ont été inscrits, seront en évaluation intellectuelle ce samedi 12 janvier 2018. Ceux qui n’auraient pas retrouvé leur nom pour diverses raisons, bénéficieront, dans les centres de composition de leur commune, des mesures dérogatoires pour être admis dans les salles de composition apprêtées pour les accueillir. Les Directeurs Départementaux, Chefs d’établissements et aux Inspecteurs pédagogiques impliqués à divers niveaux du processus sont invités à prendre les dispositions requises à l’effet de garantir un succès sans faille à cette opération dont le but répond à un souci d’amélioration des compétences du personnel enseignant dans le cadre de la relance de notre Ecole.

Les appels au boycott après les séances de sensibilisation sur l’évaluation diagnostique

Marc ALABI, SG/D/SYNECLOS

« Ici au Ceg Ste Rita à Cotonou, ça chauffe entre le DDESTFP et les enseignants. Tout le monde a dit non au DDESTF. Personne ne participera pas à cette évaluatioon. Du CP Agbidinoukoun, SG Adido du SYNECP- B, SG Adjovi, le contexte est mal choisi et le type d’évaluation est médiocre parce que ne rime pas avec les textes. Globalement, le corps constitué d’administratifs, de CP, d’AE dit non à l’évaluation du samedi 12/1/19 ».

Gouda LAFIA BANI, SG/BSE- synacees-gtp/ CEG 1 Nikki

« En nous abstenant de certains détails relatifs à un compte rendu de séance d’activité ou de réunion, parce que tout cela nous paraît totalement inutile dans le cadre d’une affaire aussi puante que celle de la fameuse évaluation diagnostique, nous nous contentons de vous dire en substance et tout simplement qu’après les mots du sensibilisateur délégué sur la nature et les enjeux de cette évaluation, toutes les interventions enregistrées de la part des collègues présents ont été très convergentes : rejet et boycott purs et simples de l’évaluation unanimement qualifiée de suicidaire non seulement pour les enseignant, mais également pour l’école béninoise. Pour concrétiser cette position, il a été décidé qu’aucun enseignement ne se présente le jour de la composition dans les centres retenus à cet effet, ceci pour éviter toute confrontation éventuelle avec les forces de l’ordre. Nous tenons à dire enfin que les enseignants du bassin 3 ( Nikki, Kalale et Perere) ont voulu faire honneur au sensibilisateur délégué en acceptant de le recevoir juste pour lui exprimer leur position sur l’évaluation. Camarade salut !!! »

Le conseiller DOVONOU Thierry : ce qu’on cache aux enseignants

« Félicitations aux responsables syndicaux du Couffo. C’est la première fois qu’une délégation va dans cette région sans qu’on ne l’agresse physiquement. Senou Patrice et moi-même les remercions. Lorsque nous faisons le point de nos rencontres, nous constatons par rapport à l’évaluation qu’il y a deux préoccupations majeures. Les enseignants ne sont pas contre l’évaluation. Ils parlent de boycott parce qu’ils ont besoin :
- des bases juridiques de l’opération
- des garanties que personne ne sera renvoyé s’il ne donne pas les performances qu’il faut. Bases juridiques Nous devons savoir que la base juridique existe belle et bien (La loi d’orientation de l’éducation et le statut général de la Fonction Publique). Nous n’allons pas entrer en polémique avec ceux qui utilisent les syndicats comme instruments de l’opposition. Ils vous cachent beaucoup de choses. D’ailleurs ils savent que dans la mise en œuvre de sa politique, l’État, les gouvernements peuvent même dans le secteur de l’éducation faire des choses totalement illégales pour améliorer le système éducatif. Voici quelques exemples :
- pour la rentrée 1986-87, des enseignants, formés à l’ENS ont été reversés en violation de la loi 86-013 et l’État a assumé(Allez aux archives nationales pour lire le journal EHOUZOU Vous serez surpris par les noms) ;
- En 1997, l’État a recruté par concours les premiers contractuels en toute illégalité(je suis dedans). Le statut régissant notre emploi, signé par Maître Houngbédji Adrien, 1er ministre était totalement illégal. C’est en 2005, que le SyNaPPeC a mobilisé 12 députés (Lany Davo, Modeste Kerekou... Issa Salifou) pour rendre l’acte légal.
- Rentrée scolaire sous Kerekou 1, le payement des primes de rentrée étaient totalement illégal. C’était sous le Ministre PADONOU. C’est sous le Ministre Alahassa, que le payement de cette prime a été légalisé ;
- en 2007, le reversement des enseignants viole et violemment la loi 86-013. C’est en 2015 que ce reversement est devenu légal.
- En 2008, les primes de nuit, de rendement(Avec Feue Mme Agossou Bernadette)..étaient totalement illégaux. C’est en 2015 qu’elles ont été légalisées Il y a d’autres exemples. Où étaient ceux qui parlent aujourd’hui de base légale ? Ils ne savent pas ce qu’on appelle puissance publique qu’incarne un Président de la République. Nous leur disons que quand on n’a pas les éléments de l’histoire d’un système éducatif, il faut se taire. Garanties qu’il n’y aura pas de renvoi Les vrais syndicalistes savent ce qu’on appelle le principe de bonne foi. C’est un principe fondamental pour faire évoluer les négociations. C’est dans ce cadre que les centrales ont pu obtenir du Président Talon, la réouverture du dossier des éducatrices et éducateurs sans "salaire" depuis 11 ans. C’est un cas désespéré. Le Président pouvait dire non, et s’en est fini pour nos collègues. C’est l’UNSTB, ma centrale qui est sur ce dossier depuis 6ans. C’est sur la base de ce principe de bonne foi, que les conseillers du CSDS(51) à l’unanimité moins 4(SG ont refusé) ont accepté cette mission de sensibilisation. Comme je l’ai dit dans le Couffo, tous les projets ont toujours une phase de sensibilisation. En dehors du principe de bonne foi, il y a les données chiffrées. L’anticipation après l’analyse d’un phénomène du système éducatif se fait à travers les chiffres. Au secondaire, nous sommes 709 APE et environ 8800 ACE, moins de 10.000 enseignants pour un besoin immédiat de 22.000F. Quel gouvernement responsable peut renvoyer ?. Nous devons savoir que seul le Président Talon est l’élu. Il incarne la puissance publique. C’est lui seul qui prend la décision de conduire le système éducatif béninois dans telle ou telle direction. C’est lui seul qui dit par quel bout commencer Le syndicat n’a pas vocation à conduire une politique gouvernementale. Les syndicalistes politiciens doivent attendre d’être élus pour faire passer leur politique. Seuls les anarcho-syndicalistes peuvent émettre l’hypothèse de renvoi. Ils prennent le syndicat pour un outil politique de l’opposition et manipule leur petit monde. C’est parce que je suis contre les manipulations que pendant les grèves, je produisais 8 textes(pendant 3mois et 1/2) par jour pour éclairer les enseignants. Les syndicalistes politiciens manipulateurs, je les connais. J’ai déjà fait 25 ans dans le système éducatif béninois, je n’ai pas peur Ils sont heureux si vous êtes du même avis qu’eux. Vous devenez "un traitre" quand il y a divergence de vue. En 2014 ils ont conduit les enseignants dans le mur. Pour finir, je redis : notre mission n’est pas de dire aux enseignants allez composer, mais d’apporter l’information. Chaque enseignant sait que l’évolution dans la carrière est individuelle. Il sait ce qu’on appelle en didactique professionnelle la souveraineté individuelle. Chaque enseignant est individuellement responsable en face de sa carrière. Depuis le Couffo(DOGBO), »

Fabrice HOUNSOUNOU, enseignant

« Depuis quelques heures, nous assistons à un spectacle désolant dont les principaux acteurs en scène sont les partenaires sociaux de l’Enseignement Secondaire Général et Technique et nos collègues professeurs au sujet de l’évaluation diagnostique ou intellectuelle. Cette situation qui n’honore guère le monde enseignant et pis, le monde syndical nous interpelle et le devoir nous oblige à dire un mot. A priori, une évaluation qu’elle soit diagnostique ou intellectuelle n’est pas une mauvaise chose et en principe devrait connaître une adhésion totale du fait qu’elle permettra de déceler les insuffisances et apporter les remédiassions subséquentes aux évalués pour un système éducatif plus performant Mais le hic est la mauvaise communication qui est faite autour de cette évaluation et le flou quant à sa finalité. Nous nous posons souvent la question de savoir si : - nous connaissons les priorités dans le secteur de l’Education ? - nous faisons le bon diagnostic et apportons la bonne thérapie.
- Toute évaluation qu’elle soit diagnostique ou intellectuelle dans les conditions actuelles est non avenue et porte d’ores et déjà en elle les germes de son échec car le secteur éducatif dans son entièreté a d’autres problèmes plus sérieux et plus urgents, connus mais ignorés par nos dirigeants. Nous ne perdrons pas le temps ici à les énumérer. Quant à nos amis, camarades partenaires sociaux du Ministère de l’Enseignement Secondaire, vous avez manqué d’adresse et de méthode. Vous avez l’habitude de citer le cas du MEMP qui a accepté l’évaluation et a boycotté la réévaluation. C’est vrai, nous avions dans une discipline légendaire accepté de nous faire évaluer pour donner la preuve de ce que nous ne sommes pas des racoleurs comme vous du secondaire et les Autorités le dites souvent. Pour vous, à l’Enseignement Maternel et Primaire, il n’y a que ceux qui ont juste le BEPC et que c’est nous qui tuons le niveau des enfants que nous vous envoyons au secondaire. Mais pour que l’évaluation puisse tenir au Primaire, nous y avons mis de la méthode et de la pédagogie dans une communication persuasive. Au retour de la session du CSDS qui a validé l’organisation de cette évaluation, session à laquelle ont participé 60 Secrétaires Généraux toutes Centrales et Confédérations confondues, nous avons discuté de la question à l’interne dans nos Fédérations de l’Education respectives et avons sorti des communiqués tant au niveau du Bureau CSDS et des Fédérations, invitant nos collègues à répondre massivement présent dans les centres d’évaluation. Vous étiez présent dans les salles et nous avons surveillé dans des conditions humiliantes sur lesquelles, il serait énervant de revenir.
- L’annulation du processus de l’évaluation au primaire, organisée pourtant à grands frais , sous des arguments fallacieux en dépit du taux de participation avoisinant 98% devrait vous édifier et dire NON à une telle évaluation ou carrément, laisser cela à la charge des Fédérations. S’il est vrai que ce n’est ni un test ni un concours, pourquoi nous devons aller nous asseoir comme des candidats à un examen ou des apprenants pour composer ? - A quoi servent les corps de contrôle à qui il suffit de donner les moyens subséquents pour exercer ce pourquoi ils sont formés. - Quel est l’objectif visé par le gouvernement qui fait un forcing en dilapidant les maigres ressources du pays alors que la première évaluation à la Maternelle et au Primaire fut annulée malgré les 98% de taux de participation, la réévaluation fut boycottée malgré les millions engagés et que l’évaluation des normaliens et normaliennes n’a pas une suite jusqu’à présent
- Je voudrais pour finir, inviter chacun à descendre en lui pour une introspection sérieuse afin qu’acteurs principaux de l’école que nous sommes, œuvrons pour : 1- la considération de l’enseignant en faisant appliqués réellement et de façon progressive les décrets portant statuts particuliers ; 2- l’existence d’infrastructures scolaires équipées ; 3- le recrutement massif d’enseignants qualifiés pour combler le déficit criard ; 4- l’existence d’un plan de formation continue ; 5- la régularisation de la situation administrative et financière des collègues restés toujours dans une situation bâtarde ; 6- l’amélioration des programmes d’études..etc tout en protégeant les militants que nous disons représenter. C’est mon point de vue et je le partage »

Mathurine SOSSOUKPE, Secrétaire à la Presse et à la Communication de la FéSEN/CSTB « Chers camarades membres du forum FéSEN/CSTB, en de pareilles circonstances, surtout Thierry DOVONOU qui sème la confusion pour couvrir son choix d’accompagner le Président Commerçant et son Ministre Professeur Titulaire de Chaire, incapable de dire au Président Commerçant que l’éducation ne se gère pas comme il le recommande, il faut analyser toutes les infirmations que nous diffusions et donnons aussi notre position individuelle. Cela participe des échanges fructueux à propos d’un sujet brûlant qu’est l’évaluation diagnostique du Ministre CAKPO Mahoungnon. Ainsi, pour ma part, je retiens deux choses de son écrit dans lequel il prétend répondre au camarade DOUSSOH Léandre : 1- Si quelqu’un ne compose pas, il sera licencié d’après les propos Thierry DOVONOU. Cela veut dire que lui et son ami OKOUNDE Maxime et autres porte-parole sont dans le secret des dieux. Ils n’ont trouvé que le moyen de menace qu’utilisent souvent le Gouvernement tyran pour intimider les travailleurs. 2- Pour Thierry et ses amis, il faut faire ce que font les autres pays et non faire ce que recommandent les textes de la législation scolaire et de la fonction publique de notre pays. L’heure n’est plus au discours. Le 12 janvier est très proche. Ne nous laissons pas nous distraire. Laissons ceux qui veulent accompagner le Président Commerçant et son ministre incapable de lui montrer qu’il ne peut pas réussir son coup contre les enseignants. Préparons activement sur toute l’étendue du territoire pour boycotter cet arbitraire. Aucune menace ne peut nous faire peur. Allons massivement dans les AG locales prévues par les Coordinations Départementales, les collectifs des Secrétaires Généraux Départementaux, et autres comités pour peaufiner nos plans de lutte pour boycotter l’évaluation. Ensemble nous allons vaincre ».

Pas résistance mais « d’amalgame »

« Je ne parlerai pas de résistance de la part des enseignants par rapport à leur participation à cette évaluation, mais je dirai plutôt que certains enseignants se fondent sur la mauvaise information pour essayer de créer l’amalgame. Les vraies informations relatives aux motivations de cette évaluation et à l’exploitation qui sera faite des résultats ont été fournies par mes collaborateurs et moi-même dans les réunions avec les partenaires ou encore par voie de presse » et « Les thèmes de référence par rapport à l’évaluation sont mis à la disposition des partenaires sociaux » explique Mahugnon Kakpo. « Actuellement le processus d’organisation est très avancé. Les centres de composition sont déjà identifiés, ainsi que le matériel lourd et le personnel. Tout se passera dans les meilleures conditions. Ce qui est en train de se faire, c’est pour l’avenir de notre école, de nos enfants. Nous invitons les enseignants à l’acceptation de ces évaluations qui sont prévues pour le samedi 12 Janvier prochain. »

Le Ministre Mahugnon Kakpo rassure

De l’intervention du ministre en charge des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle au journal télévisé de 20h sur la télévision nationale, on retient que« l’évaluation intellectuelle des enseignants du secondaire général devrait intervenir depuis des décennies car c’est une nécessité. Tout État sérieux, responsable qui a à cœur le développement de l’éducation devrait procéder à cette évaluation pour mieux identifier les besoins de ce sous secteur. L’évaluation programmée a justement pour finalité de faire le diagnostic réel en ce qui concerne les besoins du sous secteur » et « les dispositions sécuritaires sont prises pour que l’évaluation du samedi prochain se déroule dans de très bonnes conditions ». La carrière professionnelle étant individuelle, demain nous situera davantage sur l’engagement des uns et des autres.


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